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samedi 10 janvier 2009 / 02:57 : Vous êtes ici : Accueil / Programme | La belle personne |
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En bref ... : Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias Plus de détails ...
Notre avis : Un subtil et mélancolique portrait de la jeunesse d'aujourd'hui |
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Vidéos disponibles |
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| Genre : Drame |
Année : 2007 |
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Durée : 01:30 |
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Réalisateur : Christophe Honoré Scénario : Christophe Honoré, Gilles Taurand Acteur : Louis Garrel (Nemours), Léa Seydoux (Junie), Grégoire Leprince-Ringuet (Otto), Esteban Carvajal Alegria (Matthias), Simon Truxillo (Henri), Agathe Bonitzer (Marie), Anaïs Demoustier (Catherine), Jacob Lyon (Jacob), Tanel Derard (Tanel), Martin Siméon (Martin), Jeanne Audiard (Jeanne), Esther Garrel (Esther), Valérie Lang (Florence Perrin), Chantal Neuwirth (Nicole, patronne du café Sully), Jean-Michel Portal (Estouteville), Dominic Gould (le prof d'anglais), Alice Butaud (la prof de russe) Photographie : Laurent Brunet, Laurent Brunet Son : Thierry Delor Montage : Chantal Hymans Decors : Samuel Deshors Costumes : Pierre Canitrot Presse : Matilde Incerti Musique : Alex Beaupain D'après le roman de : Mme De La Fayette Assistant réalisateur : Sylvie Peyre |
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En détails ... : Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion
Note : Après Manoel de Oliveira (La lettre) et Andrzej Zulawski (La fidélité), c'est au tour de Christophe Honoré de proposer une lecture cinématographique de La princesse de Clèves, un classique habituellement considéré comme le premier roman moderne. Comme ses prédécesseurs, Christophe Honoré conserve le coeur du récit pour substituer de nouveaux codes à ceux que dictaient le cadre historique et la langue du XVIIe siècle. Chose étrange, le glissement qui s'opère entre la cour du roi Henri II et celle d'un lycée parisien d'aujourd'hui apparaît comme une évidence – plus encore, comme une brillante trouvaille. Les jeux raffinés de la préciosité, les excès du coeur aussi bien que la soif d'absolu trouvent dans l'adolescence un terrain idéal. Certes, par leur comportement et leur manière de parler, les personnages semblent parfois légèrement décalés par rapport à leur époque, mais c'est une façon de mieux signifier leur noblesse. L'aristocratie du sang a disparu mais reste celle du coeur, à l'image de l'altière Junie qu'interprète Léa Seydoux, austère et fascinante. Christophe Honoré fait évoluer sa cour d'adolescents dans un Paris froid et désert, les enveloppant d'une atmosphère hivernale et dépressive. Comme s'ils étaient déjà devenus vieux, comme si tout était déjà joué pour eux. Même Louis Garrel, séducteur insouciant, rejoint la gravité de ses cadets. Le film laisse alors entrevoir, au-delà de l'exercice de transposition, un subtil et mélancolique portrait de la jeunesse d'aujourd'hui |
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