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samedi 22 novembre 2008 / 07:04 : Vous êtes ici : Accueil / Programme | L'épouvantail |
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En bref ... : Max et Lion, deux auto-stoppeurs, se rencontrent sur une route. Max sort de prison et rêve d'acheter une station-service. Marin, «Lion» veut retrouver sa femme qu'il a abandonnée Plus de détails ...
Notre avis : Une chronique réaliste et mélancolique traversée de bouffées d'humour, Palme d'or à Cannes en 1973 |
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Vidéos disponibles |
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| Titre original : Scarecrow |
| Genre : Drame |
Année : 1973 |
| Saison : |
Durée : 01:52 |
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Réalisateur : Jerry Schatzberg Scénario : Garry Michael White Acteur : Gene Hackman (Max Millan), Al Pacino (Francis Lionel "Lion" Delbuchi), Dorothy Tristan (Coley), Ann Wedgeworth (Frenchy), Richard Lynch (Jack Riley), Eilee Brennan (Darlene), Penny Allen (Annie) Photographie : Vilmos Zsigmond Son : Barry Thomas Montage : Fredric Myrow Presse : Liliane sloimovits Musique : Fredric Myrow |
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En détails ... : Deux marginaux deviennent compagnons de route. Max sort de prison, où il a purgé une peine de six ans pour bagarre. Francis Lionel, dit «Lion», a passé cinq ans dans la marine, fuyant ses responsabilités de futur père. Entre le grand rustaud prompt à faire le coup de poing et le petit idéaliste naïf et facétieux naît une amitié indéfectible. Max veut ouvrir une station de lavage de voitures à Pittsburgh et propose à Lion de devenir son associé. Celui-ci accepte, à condition qu'il puisse auparavant rendre visite à son enfant, qui vit à Detroit avec sa mère…
Note : Palme d'or, Cannes 1973. Né en 1927 à New-York, Jerry Schatzberg s'illustre dans la photo avant de tourner des spots publicitaires et un documentaire. Succédant à «Portrait d'une enfant déchue» et «Panique à Needle Park», ce troisième film lui vaut la Palme d'or au Festival de Cannes 1973. Film représentatif de ce que fut le «nouvel Hollywood», cette décennie miraculeuse (1967-1977) pendant laquelle les anti-héros et les paumés de tout poil devinrent les rois des écrans américains, L'épouvantail est avant tout un magnifique duo d'acteurs. Gene Hackman, tour à tour bourru ou truculent, prête sa carrure à un personnage de brute au grand coeur, laissant percevoir ses failles sous son armure de dur à cuire. Révélé par Jerry Schatzberg en 1971 dans Panique à Needle Park, Al Pacino retrouve le cinéaste pour un de ses rôles les plus attachants : silhouette d'elfe burlesque, il interprète un optimiste fragile obsédé par l'enfant qu'il a abandonné avant sa naissance. L'un est trop méfiant, l'autre trop confiant ; tous deux sont pareillement inadaptés à la violence de la société, qui rejette leurs pathétiques efforts pour l'intégrer. Si L'épouvantail semble obéir au schéma classique du road movie qui, de Kerouac à Easy rider, suit les tribulations de quelques anticonformistes traversant le continent américain à la recherche d'un eldorado, il prend cependant le mythe à rebours. Max et Lion ne vont ni vers l'Ouest, ni vers le Sud, mais se dirigent vers la grisaille enfumée des régions industrielles de Detroit et de Pittsburgh. Car Max n'a d'autre but que de mener une existence normale, de prendre part au rêve américain. Avec son tandem d'estropiés de la vie, cette chronique réaliste et mélancolique traversée de bouffées d'humour a remporté la Palme d'or à Cannes en 1973 |
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